Je suis en vrac.

19:36

Post-it 1: Je voudrais te poser une question. Crois-tu que ça existe, un jour parfait?
Post-it 2: J'envoie un message à Violet: "Tu es toutes les couleurs en une, à leur maximum d'éclat."
Post-it 3: T'es vraiment bizarre, Finch. Mais c'est le truc le plus mignon qu'on m'ait jamais dit.


Jennifer Niven |  Gallimard Jeunesse |  15.95 € 
 Jeunesse | Contemporain


M O N   A V I S
- spoiler possible dans les troisième et quatrième points, désolé mais je dois exprimer quelque chose -
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Premièrement, comme vous avez pu le voir avec la chronique précédente, je ne mets plus de note à mes avis, car cela m'est parfois difficile de noter un roman. Tous nos jours parfaits ne fait pas exception. Cette lecture m'a bouleversée. Je n'ai sans doute jamais autant pleurée en lisant et surtout en finissant un roman. Et je pleure en écrivant cette chronique. Il m'a touché au plus profond. Comme vous l'avez sans doute lu sur twitter, pour ceux qui me suivent, ce roman est un coup de coeur. Cette lecture fut comme un coup de poing, je vais donc tâcher de trouver les mots juste pour, d'une part vous présenter de ce roman, et d'autre part, vous faire part de mon ressenti sans trop m'étaler.

Deuxièmementparlons un peu de l'histoire. L'auteure, Jennifer Niven , nous emmène dans l'Indiana, mais détrompez-vous, ce n'est pas un voyage touristique.  Non, ce que nous offre ce roman, c'est un voyage inspirant à travers la vie, la mort et tout ce qui se trouve entre les deux, la joie comme la tristesse, la lumière et la noirceur. 

Cette histoire  débute en haut d'une tour, avec deux parfaits inconnus, Finch et Violet, sur le point de se suicider. Violet, ancienne pompom-girl, s'efforce de survivre jusqu'à la remise de diplôme, ce jour fatidique où elle pourra enfin quitter cette ville, fuir sa vie, mais surtout, fuir les souvenirs trop douloureux de la mort de sa sœur. Violet est un personnage qui m'a directement plu comme déplu. En effet, d'une part, je m'attachais à cette jeune fille dans laquelle je me reconnaissais. Nous avons quelques points communs : la littérature, la blogosphère, une peur de l'inconnu, une façade pour se protéger, et d'autre part, son comportement avec Finch m'a énormément déçue. Mais il y a certaines choses que l'on ne peut comprendre et sur cela je pense que je ne peux lui en vouloir. Théodore Finch est un jeune homme attachant. Sa façon de percevoir la vie est simplement magique mais également dévastatrice. Finch a pour obsession la mort. Chaque jour ou presque, Finch essaie une nouvelle technique pour mettre fin à sa vie, mais sans jamais compléter la manœuvre. Il montre différentes versions de lui-même car il se cherche et se cache de lui-même et de cette noirceur en lui. C'est donc au bord du gouffre, littéralement, que les deux adolescents se rencontrent.  Jennifer Niven nous livre donc là une très belle histoire avec deux personnages fragiles, écorchés et touchants qui tentent l'un et l'autre de survivre et de trouver leur place dans cette vie.

Troisièmement,  la façon d'écrire de l'auteure est d'une poésie sans nomLes points de vue des deux protagonistes se succèdent parfaitement bien. J’avoue néanmoins que je tends à préférer les parties "Théodore", puisque son point de vue m’a apporté une grande leçon de vie. Jennifer Niven, à travers ses deux points de vue, traite avec brio de la dépression bipolaire et des conséquences que cette maladie mentale invisible aux yeux de nombreux médecins. Elle ose parler de ces petites choses qu'on essaie de passer sous silence, de ces non-dits, de cette incompréhension ressentie aussi bien pour ceux qui restent que pour celui part. D'ailleurs, la note de l'auteure en fin de roman explique une part de cela. 

Quatrièmement. Je DÉTESTE Jennifer Niven pour cette stupide fin. Ou comment éclater une bulle d'espoir en quelques secondes. NON NON NON je ne suis pas d'accord. Il allait bien. Finch allait bien. Il s'en sortait. Il en avait l'air, voilà la triste vérité. Stephen King a un jour écrit : « Les monstres et les fantômes existent. Ils vivent à l'intérieur de nous, et parfois ils gagnent.» Il avait entièrement raison, il s'agit bien d'une bataille contre nous-même, et cela depuis le début.

Pour conclure, Tous nos jours parfaits est l'une des histoires les plus touchantes qu'il m'ait été donné de lire. Ce livre est puissant. Il a le pouvoir de remuer beaucoup de choses, d'aider beaucoup de gens, j'en suis convaincue. Il m'a beaucoup apporté. Et la seule chose que je peux ajouter est : « Rêvez en grand. Donnez un sens à votre vie. Tombez amoureux. Faites-vous plaisir. Chantez. Dansez. Riez jusqu'à en pleurer. Voyagez autour du monde. Prenez des risques. Observez le lever du jour. Soyez reconnaissant. Soyez vous-même. »

Je m'excuse pour le côté peut être trop personnel dans cette chronique mais vous comprendrez, ou pas d'ailleurs, que le thème abordé par Jennifer Niven me touche. Mettons les mots sur les maux. Je fais partie de ces personnes dont la noirceur peut parfois gagner. La dépression (la version la moins nocive disons) fait partie de moi. Je lutte contre elle depuis plusieurs années, et je me promets un jour de gagner et de vivre pleinement ma vie !

L E S + :


  • Le thème abordé
  • Une histoire terrible, puissante, magnifique, porteuse d'espoir, percutante, touchante, poignante, attachante, incontrôlable, poétique,  cruellement poétique, sensible, douloureuse, détestable, sublime.
  • (une adaptation cinématographique est en cours de réalisation)

L E S - :

  • LA FIN. 

D E S   P A S S A G E S
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« - Dis-moi ce que tu as appris.

- J'ai appris qu'il y avait du bon dans ce monde, si on prend la peine de bien chercher. J'ai appris que tous les êtres humains ne sont pas forcément décevants, moi y compris, et j'ai appris qu'un tas de terre de trois cent-quatre-vingt-sept mètres peut sembler plus haut qu'un clocher quand on s'y perche avec la bonne personne. »

« Écoute, je suis un fêlé, un cinglé. Je fous la merde. Je me bats. Je déçois tout le monde. Ouh là, ne contrariez pas Finch. Ça y est, il recommence, il va piquer une crise. Finch et ses humeurs. Finch en colère. Imprévisible. Incontrôlable. Fou. Mais je ne suis pas une liste de symptômes. Je ne suis pas le résultat de parents de merde combinés avec des médocs encore plus merdeux. Je ne suis pas un problème. Je ne suis pas un diagnostic. Je ne suis pas une maladie. Je ne suis pas une victime à secourir. Je suis une personne.

Avez-vous déjà lu ce roman  ? 


Cette chronique a été écrite en écoutant On my own de Ashes Remain.  
A bientôt sur Chapitre-Livresque pour un prochain article.

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5 commentaires

  1. La fin a l'air d'avoir déplu à pas mal de lecteurs... C'est une lecture qui m'intrigue, hâte de pouvoir m'y plonger.
    En tout cas, ta chronique est très touchante ♥

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  2. Tu as parfaitement résumé ce que j'ai eu tant de mal à exprimer après avoir fini ce livre. Je pense que c'est l'une des lectures qui m'a le plus marqué. Ce livre est tellement beau, et je suis entièrement d'accord avec toi quand tu parles de "poésie".
    En revanche, je ne mettrai pas la fin en point négatif, puisque je pense que l'impact du livre serait totalement différent sans cette fin là, et c'est aussi ça qui fait toute la beauté du livre ;)

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    1. Un peu d'espoir n'aurait pas été de trop pour cette fin. Certes l'auteure a écrit par rapport à son vécu mais cela ne montre pas que l'on peut "guérir". C'est ce que je reproche à cette fin.

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  3. Pareil, j'aurai voulu une autre fin !

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  4. J'ai très envie de lire ce roman! Et ta chronique me conforte encore plus dans cette idée!

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Merci pour cette visite et ce commentaire petit chat ♥

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