Et si on enlevait des tabous ...

16:59

Depuis quelques mois, j’ai envie d’aborder un sujet important avec vous. Un sujet qui me touche. Cet article est en cours d'écriture depuis plus de deux mois mais c'est seulement aujourd'hui que j'ose le poster. Je ne savais pas comment l’aborder, parler de mon vécu sans entrer trop dans les détails, parler du sujet en général, tout en proposant des livres qui abordent ces thèmes. Cet article parlera de la dépression et du suicide, oui il n'y a rien de joyeux dans cet article, j'en suis navrée. J'espère juste, enfin je ne sais pas, pouvoir aider certaines personnes (même si je doute que ces personne spassent pas ce blog).

Il est temps de mettre des mots sur des maux. Vous l'aurez compris, j'ai eu, d'après les médecins, un "burn-out émotionnel" qui a engendré une tentative de suicide. Voilà, les mots sont posés.

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Image de pain, quote, and gif

Comme à peu près tout le monde, adolescente, j’étais mal. Mal dans ma peau, mal dans ma vie. Ma vie n'était pas plaisante. J'avais des responsabilités qu'une enfant de 11 ans ne devrait jamais avoir et une situation familiale compliquée.

Au collège, puis au lycée, souvent je restais là, sur un banc, sans rien faire, mon livre dans les mains, pour donner l’illusion à mes camarades que j’étais occupée. Mais ce que je regardais, c’était le ciel, gris dans mes souvenirs ou noir pendant la nuit. Je regardais le ciel, et je voulais disparaître. Je ne voulais pas mourir, bien que l'idée m'ait souvent traversée l'esprit. Non, je voulais juste disparaître ... Cesser d'exister. Une angoisse irraisonnée. Une peur terrible. Une envie de fuir, de me fuir moi-même ... J'étais seule même dans la foule.

Bien évidemment, à l’époque, je n’en ai parlé à personne. Principalement à cause de ce sentiment de culpabilité. Qui m'aurait écouté ? J'avais des responsabilités. Une mère absente. Un père inconnu. Je n'avais que moi. Comment pouvais-je parler de mon mal-être ? Alors j’ai vécu, ou survécu, comme je pouvais, entre la musique et les livres, et finalement, je me suis habituée à ce vide en moi, à ma noirceur. J'étais ma propre prisonnière, un monstre, mon monstre.

En vérité, je me rends compte aujourd’hui que j’avais tous les symptômes de la dépression :

  • Fatigue et sentiment permanent de n’avoir aucune énergie ni aucune force pour quoi que ce soit
  • Tristesse immense, envahissante et destructrice
  • Alternance entre périodes d’insomnies et périodes d’excès de sommeil
  • Dévalorisation constante (« Je ne sers à rien, je suis nulle, personne ne m’aime »)
  • Crises d’angoisse
  • Peur permanente de tout
  • Confusion intellectuelle, avec l’impression que mon cerveau avance dans des sables mouvants et la moindre contrariété qui se transforme en problème énorme et insoluble.
  • Culpabilité à propos des émotions (« J'ai à manger dans le frigo, un toit. Je suis en bonne santé. J'ai des "amis". D'autres enfants sont sans rien, ils n'ont rien ! Je n'ai pas le droit de me sentir comme cela et de pleurer ! »)
Image de mistakes, sad, and hate


A mon entrée à l'université, j'ai commencé à revivre, grâce à l'éloignement avec ma famille. J’ai retrouvé peu à peu un équilibre. J'ai appris à me connaître. Puis, j'ai rencontré Jonathan et je me suis sentie vivre, réellement vivre. Il était mon oxygène. Il me voyait différemment de moi. Il m'aimait et je l'aimais, pour la première fois de ma vie j'étais amoureuse, et cela fit une grande différence. Je laissa alors mes doutes et peurs au passé, et appris à vivre à ses côtés.

Mais le stress des études, le fait de cumuler les petits boulots et la préparation au concours, le fait que Jonathan et moi avions une relation plutôt destructrice et dévastatrice ont réveillé ma part de noirceur (et il avait ses propres démons à combattre). Petit à petit, je me suis laissée couler, et ma bonne vieille amie, la dépression, est revenue me hanter. Insomnies et pleurs étaient mon quotidien. Je n'étais plus que le fantôme de moi-même. Et bien entendu, personne ne me voyait sombrer, pour la simple raison que je n'en parlais pas et que j'avais appris à porter un masque en dehors de chez moi.

Personne ne remarque tes larmes. Personne ne fait attention à ton silence. 
Personne ne se rend compte du combat perpétuel en toi. Personne ne voit la souffrance.

Finalement, j'ai arrêté de me battre contre mes propres démons. Saviez-vous que lorsqu’on a fait une dépression, on est beaucoup plus vulnérable à une autre ? En gros, la dépression est une maladie chroniqueElle est revenue s'installée. Et on peut dire qu'elle a gagné.

Octobre 2015. Trahison et mensonge. Tout s’écroulait autour de moi. Pourquoi continuer ? Une journée maussade. Aucun ami ne répondait au téléphone. J'attendais juste un signe. Un signe qui n'est jamais venu ... J'étais seule une fois de plus.  Mes monstres ont gagné.

Image de bed, black and white, and mess

Pompiers. Hôpital psychiatrique pendant 4 jours. Avouer mon mal-être à la famille et aux amis. De l’incompréhension, de la peur, des pertes, des pleurs, de la solitude, de la douleur, de la honte, de  la culpabilité ... Aussi bien pour eux que pour moi. Chacun se rejetant la faute : "J'aurai du voir son mal-être !" " Pourquoi n'a-t-elle rien dit ?" SAUF pour elle ! Jamais elle ne se remettra en question. Pourtant presque tout est de sa faute, ma mère, cette personne qui a détruit mon enfance. Rendez-vous avec des spécialistes : psychiatre, psychologue, médecin généraliste. Verdict ! Burn-out émotionnel. Episode dépressif caractérisé. Acceptation de la maladie. Anti-dépresseurs.

Je ne vous dirai pas que les médicaments sont la solution miracle. Il faut quelques semaines pour que l’effet des médicaments se fasse sentir. Et à vrai dire, c’est à peine si on le remarque au début. Simplement, au bout d’un certain temps, on se rends compte que le bouton « off » de l'émotivité a été activé. Ce n’est pas que je ne ressentais plus rien. Mais, là où avant j’aurais pété un câble pour un plat de pâtes que j'aurais raté, maintenant, je me levais, je jetais le plat et recommençais avec calme. Je me disais que c’était peut-être ça, d’être « normale ». Sauf que non, j'étais sous médicaments, je ne vivais pas réellement. Quatre mois dans un brouillard... 

Les antidépresseurs m’ont aidée à sortir la tête de l’eau, à remonter la pente, certes mais ils me font peur parce qu’on peut en devenir dépendante. Quoiqu’il en soit, au début l’été, j’ai commencé à réduire les doses, puis à arrêter complètement, sans problème, ni effet rebond (il y a un risque de rechute plus grave si on arrête trop soudainement ce type de médicaments) avec l'accord des spécialistes.

Et maintenant ? Ce qui m’a poussée à écrire ce témoignage, c’est cette nouvelle vie qui s'offre à moi. Cette année, je récolte enfin le fruit de toutes ces années de combat perpétuel, de ces jobs étudiants sans fin, de toutes ces heures de travail. Tout ce que j'ai aujourd'hui, je ne le tiens qu'à moi et je peux être fière de mon parcours et de qui je suis devenue. Une jeune femme forte, courageuse, ambitieuse, déterminée et avec des valeurs. Une jeune femme appréciée et aimée pour qui elle est réellement.

J'ai accepté d'en parler, à mes amis, à ma famille, mon oncle et ma tante, à mon entourage. Ne pas cacher qui je suis. Ne plus cacher cette noirceur en moi. J'ai fait une tentative de suicide, c'est ainsi. je ne peux et ne veux revenir dessus. C'est un fait. Mes émotions peuvent facilement prendre le dessus. Il me suffit d'en faire part et surtout, oh oui surtout, d'éloigner toute la négativité qu'il y avait autour de moi pendant toutes ces années. Alors, j'ai tiré un trait sur ma "mère" dont le comportement était à la limite du harcèlement moral et ce passé trop encombrant et douloureux.

Aujourd’hui, je suis au clair avec une chose, il faut en parler, il ne faut plus se sentir coupable, comme si on le méritait. Nous sommes ni nuls, ni moches, ni inutiles, ni incapables… C’EST ENTIEREMENT FAUX ! Ne laissez jamais personne vous dire que vous êtes inférieur, que vous êtes nul, ce n’est pas la vérité, ce ne sont que des paroles méchantes qui blessent, mais ce ne sont pas des paroles véridiques.

C’est difficile de mettre les mots par écrit, comme si les actes prenaient vie une seconde fois. Je me sens encore coupable et honteuse. J'ai fait du mal, égoïstement, me pensant ni aimé, ni apprécié, comme si ma vie n'était pas importante et que ma perte ne laisserait aucun vide. Est-ce que je regrette ? Non, car j'avais besoin de cet épisode de ma vie pour faire un point sur moi-même et quoiqu'il en soit, je ne contrôlais rien. C’est si important que je ne sais pas comment vous le dire ! Ce qui se passe dans la tête de quelqu’un qui est dépressif et/ou suicidaire est inaccessible au reste de l’humanité. Je peux juste vous dire qu'un mot, un simple mot peut tout faire basculer.

En sortir définitivement ? Je ne sais même pas si c’est possible. Et maintenant j’ai peur. Peur de mon avenir. Peur de fonder une famille, et d’imposer ça à mes futurs enfants, à mon futur mari. J'ai tellement peur d'être comme elle. Je le vis comme une fatalité. Peut-être que j’ai tort. Dites-moi que j’ai tort…

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Je vous avoue que je ne lis pas énormément de livres abordant le thème de la dépression et/ou du suicide, car ils font écho en moi et la douleur est toujours là, tapie en moi Je ne suis qu'en voie de guérison. Mais aujourd'hui, mon regard est différent, car bien évidemment, j’ai changé et ma vie professionnelle également (professeure des écoles) me fait voir les choses d’un oeil nouveau. J’ai désormais envie de m’informer, d’en parler, de sensibiliser et d'aider si possible. J'entends tellement de choses autour de moi que j'aimerais éviter les fins tragiques (cette petite fille de 8 ans qui a fait une tentative de suicide dans l'école d'une collègue par exemple).

J’ai choisi de vous partager une petite liste de livres qui abordent la dépression et/ou le suicide (de près ou de loin). Je ne les ai pas tous lus, mais je compte en lire quelques uns encore. Dites moi si vous en connaissez d’autres, c'set avec plaisir que je lirais vos suggestions ! Babelio recense plus de 2000 ouvrages, romans, essais traitant des thèmes de la dépression et/ou du suicide ...



Et n'oubliez pas :

  • Le suicide n'est pas un acte de lâcheté. La personne suicidaire est dans le ressenti, dans l’émotion. Or, une émotion n’est ni lâche ni courageuse, elle est vécue pour ce qu’elle est.
  • Il ne faut jamais minimiser les intentions de se suicider d’une personne. Certes, toutes celles qui parlent de suicide ne vont pas passer à l’acte. En revanche, celles qui disent “oh j’ai envie d’en finir, j’en peux plus…” ont une grande souffrance en elles. Il peut s’agir d’un appel au secours.
  • La plupart des personnes qui en arrivent là sont comme tout le monde. Elles ne souffrent d'aucun troubles mentaux graves. Seulement certaines ont accumulé un certain nombre de difficultés affectives, professionnelles ou financières devenues trop dures à supporter. D’autres ont aussi eu une enfance traumatisante, qui ne leur a pas fourni les outils affectifs nécessaires pour surmonter les vicissitudes de la vie.
  • La personne qui passe à l’acte n’a pas vraiment le désir de mourir. Elle veut surtout mettre fin à une douleur intolérable, insupportable et cela, après avoir tenté de plusieurs façons, sans succès, de trouver une solution à ses problèmes.
  • Il est rarement imprévisible. Lorsqu’on connaît bien la personne, on peut quand même s’apercevoir de ses changements de comportement. Il est très important d’être à l’écoute. Mais il arrive parfois que l’on préfère ne pas voir ces signaux, car le suicide fait peur. Malgré tout l’amour que l’on peut porter à ses proches, il y a des choses qu’on a du mal à accepter et à envisager.
  • Parfois, utiliser l’humour ou “faire le clown ”, est une façon de pallier une souffrance que l’on garde à l’intérieur de soi. C’est un masque que les personnes se mettent. Cela les apaise et rassure leur entourage. Mais il y a souvent un grand écart entre la réalité du vécu intérieur et cette image qu’elles donnent d’elles.

Si vous vivez des choses qui vous rendent mal à l’aise, que la trsitesse est permanente, que vous avez des idées noires, parlez en. Quelqu’un peut vous aider. Vous n'êtes pas seul.

Si vous avez l’impression que quelqu’un a les symptômes de la dépression, ne le laissez pas tomber, je vous en supplie, aidez le, à votre façon. Etre une oreille attentive, quelques simples mots, une présence, ces petites attentions peuvent tout changer.

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Si vous m’avez lue, jusqu’au bout, je vous remercie et je m'excuse pour ce long article.

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20 commentaires

  1. Déjà, tu va me faire le plaisir d'effacer ton excuse pour ce long article que tu met à la fin ! Tu n'as pas à t'excuser, c'est ton blog, tu en fais ce que tu veux.
    Et juste pour te dire que je te serre fort fort fort dans mes bras, par la pensée, j'ai eu les larmes aux yeux plus d'un fois, tu m'as bouleversé, mais bravo pour cette détermination que tu as, je te souhaite plein de courage et sache que tu n'est pas seule ! Des gros bisous.

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    1. Je passe mon temps à m'excuser ^^
      Merci Virginie. Merci pour tout, depuis le début <3
      Des bisous

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  2. Ton article est très percutant et authentique, je suppose que ça t'as fait du bien de poser des mots sur tout ça et j'espère que ce témoignage aidera également d'autres personnes à en parler. Tu as beaucoup de courage et tu peux être fière, je te souhaite le meilleur pour la suite <3

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    1. Je te remercie. Oui poser des mots sur ses maux est très libérateur.
      Du courage, je ne sais pas, mais il est clair que je suis une personne forte avec des l'ambition, je ne laisserais pas mon passé me contrôler.

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  3. Ton article est très fort est émotionnel.
    Une amie est dans ce cas là, elle a tenté un suicide mais a réussi à survivre. Les personnes suicidaire souffrent, mais il faut également savoir que son entourage souffre avec elle. Quand je l'ai appris, je me suis sentie horriblement impuissante. Comme si j'étais inutile, que je n'arrivais pas à la tirer de cette noirceur qui l'habite malgré mes tentatives pour la rendre heureuse...

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    1. Je te remercie.
      Oui effectivement l'entourage souffre aussi. Une tentative de suicide est un acte égoïste en soi. je savais pertinemment le mal que je faisais mais c'était la seule solution. Personne ne peut nous sauver, à part nous même et c'est bien là toute la noirceur de cette maladie qu'est la dépression.

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  4. Ton article me touche beaucoup, il fait écho à mon vécu de harcèlement. Car au plus mal, j'avais cette envie de disparaitre, de ne plus rien ressentir. Je me suis "fait du mal" pour évacuer cette douleur, j'ai eu des pensées très noires et je le sentais lâche de ne pas être foutue d'aller au bout. Et aujourd'hui je me dis, la vie peut être belle, je vois enfin de la couleur...
    Malgré que ça me touche j'ai beaucoup aimé Quand la nuit devient jour car la fin de vie n'est pas liée à du harcèlement ou des gros pb familiaux pesant, elle ne se sent pas à sa place sur terre...
    Pour les autres, je ne les ai pas lu, mais j'en lirai qlq uns :)

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    1. Je pense que certaines tentatives de suicide sont les conséquences des années harcèlement, moral comme physique (le mien était moral de la part de ma mère).
      effectivement, la vie vaut la peine d'être vécue. Il y a des moments merveilleux, plein de sourire, de joie et de bonheur. L'amour, l'amitié, la construction d'une famille, etc. Il faut juste qu'on se laisse du temps ... Du temps au temps, pour apaiser nos craintes et notre douleur.

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  5. Mon Dieu ma bichette, tu m'as mis les larmes dans les yeux ! Je suis tellement contente que tu aies réussi à dépasser cette triste étape de ta vie et je t'admire pour la volonté dont tu as dû faire preuve !
    On n'est pas prédestinés à devenir comme nos parents, c'est ce que j'aime à croire et ce que je me répète tous les jours. J'ose espérer qu'on n'est pas là pour reproduire perpétuellement les mêmes schémas.
    Je te souhaite encore beaucoup de courage et te fais pleins de bisous d'amour ! Cet article était très beau, certainement très difficile à écrire mais très beau.
    A bientôt ♥

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    1. Oh, non ce n'était pas le but. Je te remercie ♥
      J'espère tellement ne jamais devenir comme eux. Je fais tout pour en tout cas.
      Des bisous.

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  6. J'arrive sur ton blog, première visite, et je tombe sur cet article. Et je suis touchée, vraiment touchée.

    A travers ces mots, je vois une jeune femme forte, qui n'a pas peur de mettre des mots et qui se bat farouchement contre ses démons. Parfois ils gagnent temporairement, mais tu reprends le dessus. Tu as raison, le combat est quotidien. Mes démons ne sont pas la dépression, mais ils sont autres et eux et moi cohabitons plutôt pas trop mal. Depuis que j'ai admis que cette maladie serait toujours en moi, j'ai pris le dessus et je vis beaucoup mieux. Je n'ai pas de conseils à te donner, juste quelques mots pour conclure: Elle n'est pas toi, tu n'es pas Elle. Et oui, tu peux y croire.

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    1. Tout d'abord, bienvenue à toi Céline. Et désolée de t'accueillir avec un article aussi sombre, mais porteur d'espoir.
      Je ne sais pas de quelle maladie tu parles, mais je te souhaite beaucoup de courage !
      Je te remercie, c'est mots me vont droit au coeur et m'aident énormément.
      Bien à toi ♥

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  7. Saigneur... Si je m'attendais à cela en ouvrant cet article, je crois que je me serai préparée à pleurer.
    Tu m'as mis les larmes aux yeux, tu m'as touché au plus profond de moi même et j'ai juste envie de souligner ton courage extraordinaire ! Ouvrir ton coeur comme ça, aux yeux de tous, c'est juste honorable. Et tu ne le fais pas pour parler de toi mais pour transmettre un message... c'est magnifique ce que tu fais ♡ MERCI
    Ado, j'ai moi aussi eu des idées noires et j'avais très très souvent envie de disparaitre, de faire taire la souffrance qui me torturait de l'intérieur, mais par chance j'ai des parents, une famille extraordinaire.
    Tout le monde n'a pas cette chance et ça me fait vraiment rager que tu n'es pas eu l'amour que tu mérites de recevoir de tes parents. Parce que n'importe qui mérite d'être aimer...
    Tout ce que tu dis est vrai, et le suicide est mal vu dans notre société, alors j'espère que ton article fera ouvrir les yeux à un grand nombre de gens ignorants.
    On m'a souvent dit que ce que je ressentais n'était pas légitime, n'était pas justifié et je crois que c'est la pire chose qu'on m'ait dite jusqu'à aujourd'hui. C'est même plus juger mon physique, ma personnalité, là c'est carrément juger mes souffrances ! Et à quelle heure on peut se permettre de juger les souffrances de quelqu'un ? On a pas vécu ce que tu as vécu et pour ça, tu as entièrement raison, on ne peut pas te comprendre entièrement mais ce que l'on peut faire c'est se dire "si j'avais été à sa place, j'ignore totalement comment j'aurai gérer la situation alors je ne peux en aucun cas la juger, tout ce que je peux faire c'est la soutenir".
    Alors voilà, je voulais te dire que je te soutiens, que si tu as besoin de vider ton sac pour x ou y raisons, ou juste si tu as envie de rigoler sur tout et n'importe quoi, je suis à ta disposition !
    Saches que je suis très impressionnée, que je te respecte à un point inimaginable pour avoir écrit et poster cet article, et j'espère vraiment vraiment vraiment que tu n'auras pas à revivre le pire de ce que tu as vécu... que ces expériences t'apprendront à profiter de la vie parce que MERDE la vie vaut tellement le coup d'être vécue !
    Tu vois moi, je suis malade depuis 2 ans et je sais maintenant que je serai malade à vie, que je suis maintenant dans la catégorie des personnes "handicapées", qu'à cause de cela je n'ai presque plus d'amis, que le métier de mes rêves je peux l'oublier, et franchement je pourrais complètement faire une dépression pour toutes ces raisons (je pensais vraiment que ce serait le cas) mais toutes ces merdes m'ont appris qu'en faite j'ai beaucoup de chance. J'ai appris à voir uniquement le positif dans la vie et d'être reconnaissante de la moindre petite chose qui peut rendre ma vie plus simple, plus belle... En disant ça je ne te fais en AUCUN CAS la morale parce que tu as certainement vécue des choses horribles pour en arriver là, et encore une fois je ne suis pas à ta place, donc c'est pas pour te dire de voir les choses du bon côté, mais je voulais juste te dire que maintenant que tu vas mieux (j'espère que ça ne changera pas), tu dois certainement toi aussi voir la vie d'un autre oeil...
    Je t'embrasse très très fort et pfiou... il va me falloir du temps pour me remettre de ton beau témoignage.
    MERCI MERCI MERCI ♡ Je t'envoie plein d'amour !
    Tendrement,
    Alice.

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  8. Oh Alice. Ton message m'a mis les larmes aux yeux ♡
    Je te remercie toi, vraiment et te souhaite énormément de courage !
    J'essaie d e voir le positif dans ma vie mais j'avoue vivre beaucoup avec les craintes du passé et les doutes sur le futur, donc je ne vis par conséquent jamais dans le présent, et c'est bien dommage car la vie est faite de belles petites choses qui la rend magnifiquement belle !
    Des bisous ma belle ♡

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  9. Ton article est touchant. Les mots me manquent face à ce que tu as enduré durant ces années. Mais je trouve que tu as beaucoup de courage. Tu arrives à remonter la pente, tu construis une nouvelle vie et tu racontes ton histoire à des personnes que tu ne connais pas forcément...
    Je suis de tout cœur avec toi et je te souhaite de vivre de merveilleuses choses. Et d'être heureuse.

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    1. Je te remercie. Poser des mots sur des maux est difficile mais libérateur.

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  10. Bravo ton texte. Pour en parler aussi ouvertement, laisser sa trace écrite, se faire lire par bon nombre d'intervenants sur internet, des inconnus, qui peuvent avoir toutes les réactions possibles, c'est d'un courage énorme. Je le salue !
    Tes mots et ton mal-être m'ont beaucoup touchée et notamment parce que ça me parle. Je n'ai pas le courage de m'étendre comme tu l'as fait (parfois, c'est un regret que j'ai, de ne pas pouvoir), mais sache que tes mots ont été entendu.
    Je te souhaite tout un tas de merveilleuses ondes ♥

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    1. Tout d'abord merci. Merci beaucoup ♥
      Je ne pense pas que cela soit courageux mais nécessaire et libérateur, j'avais ce besoin de poser mes maux, quelque part et si j'ai été entendu, dans le sens que cela peut en aider d'autres, c'est ce que je souhaite.
      Je te souhaite de belles choses également. ♥

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  11. Bien sûr que tu as tort, les enfants ne sont pas comme leurs parents et je suis certaine que, si un jour tu as des enfants, tu t'en sortiras à merveille ! C'est très courageux à toi d'avoir écrit cet article et merci de l'avoir fait, je suis certaine que ça pourra aider d'autres personnes. Je ne te souhaite que le meilleur ! :)

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    1. Je te remercie. Courageux je ne sais pas mais libérateur sûrement. J'espère que tu as raison, j'espère ne jamais devenir elle. Je te souhaite également de belles choses. Merci.

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Merci pour cette visite et ce commentaire petit chat ♥

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